« Il n’y a rien de pire que la science et l’art sans vertu »

Jean Peyelevade déclarait récemment que « jamais la distance entre le souhaitable et le réel ne s’est accrue aussi vite » en stigmatisant le capitalisme financier. Cette réflexion s’applique parfaitement à la vision industrielle des entreprises.

Pour montrer de très bons résultats malgré la « crise » martelée par nos politiques, les entreprises n’ont pas hésité à faire du « Window Dessing » en annonçant de nouveau produit , en « tirant » le cash à outrance mais surtout en n’investissant pas sur les produits du jour et en diminuant au maximum les stocks.
Les industries se trouvent aujourd’hui dans une situation très délicate, n’arrivant plus à produire suffisamment alors que la demande est présente et en oubliant la satisfaction du client. Ceux-ci se détournent alors de nos produits préférant la sécurité à la précarité.

Les dictats financiers de ces dernières années ont certes permis d’afficher des indicateurs économiques flatteurs mais ont malheureusement caché la copie industrielle. Tel est le rôle aujourd’hui des Dirigeants qui ne sont que des « chefs d’entreprises » mais pas des entrepreneurs ! Comment ne pas voir que cette évolution est à moyen et long terme anti-économique ?

Comme le déclarait Jacqueline de Romilly dans son livre Pourquoi la Grèce ?,

« Il n’y a rien de pire que la science et l’art sans vertu »

Philippe Quilgars

 

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